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Δευτέρα 10 Ιανουαρίου 2011

La diplomatie brutale du premier ministre britannique
30.07.10 |
"Une diplomatie au débotté" : la réaction du quotidien de centre gauche The Guardian devant les premiers pas diplomatiques "sans délicatesse" du premier ministre britannique, David Cameron, illustre la surprise devant le changement de ton de la politique étrangère du Royaume-Uni. Le style direct et résolu du chef du gouvernement contraste avec l'action prudente de son prédécesseur travailliste.
A Washington, le locataire du 10 Downing Street parle de son pays comme d'un "junior partner" aux côtés des Etats-Unis en 1940. A Ankara, il reproche à Paris et Berlin leur refus d'intégrer la Turquie dans l'Union européenne (UE). A Bangalore, David Cameron met en garde contre le double jeu du Pakistan et sa propension à "exporter la terreur".
Loin de vouloir plaire à ses hôtes, le chef du gouvernement s'est montré fidèle à la nouvelle ligne de conduite en matière diplomatique dix semaines après son arrivée au pouvoir à la tête d'une coalition entre tories et libéraux-démocrates.
Les attaques de l'administration américaine contre la firme britannique BP ont conforté la volonté de David Cameron de ne plus donner à la relation transatlantique le caractère central qu'elle avait sous l'ère travailliste. Par ailleurs, malgré son euroscepticisme foncier, Cameron replace l'Europe au coeur du dessein britannique mais au sens large, comme l'attestent son soutien à l'élargissement et son hostilité aux interventions de la Commission, en particulier en termes de régulation financière.
Parallèlement, les pays émergents constituent un nouvel axe. L'accent est également mis sur l'aspect économique, comme le montre l'appel du pied aux pays du Golfe, riches en pétrodollars, dont le Royaume-Uni a besoin pour sortir de la récession. Enfin, il a répété que son pays prépare le retrait à terme de ses troupes d'Afghanistan.
"La brutalité de M. Cameron a l'avantage de la clarté : c'en est fini de l'illusion de la grandeur passée, de l'influence à exercer de ses propres moyens" : comme l'indique l'expert Adam Raphael, le plus jeune premier ministre depuis plus de deux siècles est conscient des limites du rôle d'une puissance moyenne à l'heure de l'austérité.
Aux diplomates qui redoutent les risques de dérapage d'une telle évolution, David Cameron répond qu'"il est important de parler franchement de ces sujets avec des pays qui sont vos amis". S'il affirme continuer d'user de son franc-parler à l'avenir, fermeté et souplesse iront de pair.

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